A l’occasion de la dernière campagne de sécurité routière, dont vous trouverez le clip ci-dessous, je propose une petite réflexion…

Les médias ont sacralisé l’expression « vidéo choc » ou « clip choc » pour évoquer les spots de sécurité routière. Le style des campagnes a évolué mais pas le terme utilisé par les journalistes.

Si nous remontons un peu dans le temps, il y a eu les années 70 et leur logique pédagogique (expliquer le code de la route, convaincre du bien-fondé des règles de base: vitesse-alcool-ceinture), les années 80 et leur humour (changer les mentalités) et les années 90-2000 et leurs images crues. Un petit tour sur le site de l’INA permet de se replonger dans le bain.

Mais ça, c’est en France.

Depuis quelques années déjà, les Anglo-Saxons, considérés comme les champions des vidéos « trash », ont changé leur logique de communication.

L’humour

La poésie

L’émotion

Plusieurs raisons à cela: les images trop chargées de violence provoquent blocage et rejet, puis banalisation. De plus, elles peuvent réactiver des traumatismes chez les victimes de la route et choquer les enfants.

La meilleure vidéo, c’est celle qui fait réfléchir. Mais toute seule elle est comme un coup d’épée dans l’eau. Il faut pouvoir lui donner du sens et faire des liens avec son propre vécu et son comportement. Il est nécessaire qu’il y ait donc une vraie éducation routière en amont, et la conscience que la route est un lieu social.

Alors, image « choc » ou image « réflexion » ?